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La villégiature anglophone au Québec : North Hatley | Gaspesian Heritage WebMagazine
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La villégiature anglophone au Québec : North Hatley

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--le 22 février 2016.

*Tamara Guillemette est étudiante en histoire à l’Université de Sherbrooke. En stage au RPAQ durant l’année 2016, elle produira une série d’articles sur la villégiature dans les villages anglophones du Québec qui sera mise en ligne dans les magazines électroniques du RPAQ. L’article qui suit est le premier de la série.

larger_boating.2.jpgIl n’est pas surprenant de constater le nombre d’artistes qui va et vient dans la petite localité de North Hatley. Habitée de quelque 700 âmes, cette région pittoresque des Cantons de l’Est a accueilli en son sein de nombreuses célébrités. John Bassett, éditeur du Montreal Gazette et fondateur de la chaîne CTV, se plaisait à affronter en duel le littéraire Hugh MacLennan, auteur de Two Solitudes (1945), sur les terrains de tennis du North Hatley Club. Les habitants ont aussi côtoyé la personnalité flamboyante de René Lévesque lors de ses réunions de cabinet à l’Auberge Hatley, sans oublier Leonard Cohen, Pierre Trudeau, Frank Scott, Sam Pollock et Pauline Julien. Havre de paix pour les artistes, la région accueille des peintres issus du courant naïf pour des expositions dans la Galerie Jeannine Blais, mais aussi des poètes et des musiciens qui peuvent se produire à la très célèbre Caravane, auberge-café-spectacle de North Hatley. C’est à se demander ce qui peut attirer autant de visiteurs dans cette minuscule localité.

Protégée des ravages du 20e siècle, la région devient le paradis caché des voyageurs en provenance de Sherbrooke et Montréal. Il faut dire que les circonstances historiques ont joué en sa faveur. La région montagneuse fut trop abrupte pour permettre le développement agricole et l’installation d’une industrie forestière; le déclin des fermes en périphérie a permis à la région de rester boisée, intouchée. Les chemins de fers se sont construits en périphérie de la localité et n’ont jamais passé en son centre, comme c’est par exemple le cas de Lac-Mégantic. Lorsque l’autoroute la plus près fut achevée au milieu des années 1960, la population canadienne recherchait des destinations vacances historiques et patrimoniales. Plusieurs investisseurs ont fait banqueroute en tentant de développer des complexes hôteliers ou résidentiels dans la région; bien qu’ayant une population limitée, les habitants ont toujours voulu préserver le cachet de leur région et ont refusé les idées de grandeurs de quelques gros bonnets à la recherche de profits. Les habitants ont toujours préféré faire un plus grand bout de chemin vers leurs emplois dans les villes avoisinantes plutôt que de se laisser tenter par l’idée de progrès et le développement citadin. Sur le lac Massawippi, responsable d’autant de beauté et de préciosité, on ne retrouve plus de bateaux à moteurs bruyants, comme on ne peut retrouver de grands panneaux publicitaires ou de chaînes de restaurants rapides. Les grandes demeures d’été sont demeurées traditionnelles, quoique sophistiquées, empruntant au style victorien, mais aussi aux célèbres bungalows des banlieues québécoises. Les hôtels sont demeurés peu nombreux, alors que les Bed-and-breakfast, plus rustiques et chaleureux, ont fait leur apparition sur le pourtour du lac. Les pistes cyclables qui traversent la municipalité de Lennoxville se terminent dans le vieux village, où l’on retrouve une plénitude de restaurants gourmets.

larger_regatta_massawippi.jpgDans l’ensemble, North Hatley demeure une enclave anglaise dans les Cantons de l’Est. Malgré son historique très anglophone, le français et l’anglais cohabitent aujourd’hui de manière harmonieuse. Les Québécois francophones ont plutôt décidé de visiter cette région lorsque les régions du Bas-Saint-Laurent et des Laurentides ont commencé à recevoir d’énormes quantités de visiteurs pendant la saison estivale. Le bouche-à-oreille, l’ouverture du mont Orford et les descriptions animées et vivantes du Lac Massawippi les ont poussés à venir découvrir la petite région montagneuse.

La prédominance anglophone s’explique en outre par l’arrivée massive de loyalistes venus rejoindre le colonisateur Henry Cull à qui l’on avait cédé des terres à occuper en 1803. La récente union des États-Unis les ayant laissés quelque peu amers, les fidèles de la reine d’Angleterre en provenance des régions du Nord (Vermont, Connecticut, Massachusetts, New Hampshire, etc.) s’installent dans ce que l’on appelle à l’époque le Massawippi Outlet. Les noms de ces fameux pionniers ornent encore aujourd’hui les panneaux de rue du village : Hovey, Le Baron, Little, Fish, Wadleigh, etc. Les premiers établissements coloniaux sont situés sur les berges ouest du lac. Jusque dans les années 1870, le village ne comprend qu’un bureau de poste (1840), une petite école et quelques maisons. L’expansion fulgurante du tourisme et de l’immigration se situe entre les années 1870-1880 où la période de la Reconstruction américaine, après la guerre d’Indépendance, ne fait pas l’affaire des vacanciers de la région du Deep South qui ne peuvent plus se rendre dans le Nord pour leurs vacances estivales (Yankeeland). En recherche d’un endroit calme et paisible, des touristes en provenance de la Virginie, de l’Alabama, de la Géorgie et de la Caroline vont prendre le train pour venir construire des résidences d’été sur les berges du lac. La prospérité qu’apportent ces nouveaux touristes permet à la petite ville de construire une bibliothèque et le tout premier terrain de golf.

La petite région fut d’abord vantée par les histoires rapportées du capitaine Ebenezer Hovey, parti à l’aventure lorsque la Couronne britannique lui concède des terres en 1792. Il est ébloui par le majestueux spectacle qu’offre le lac Massawippi au fil des saisons et raconte à d’autres propriétaires terriens ce qu’il pense de la richesse du paysage et de la beauté du lac. Les aristocrates et propriétaires d’industries qui s’installeront et bâtiront des résidences d’été sont en outre ceux à qui l’on doit les plus grandes résidences, qui comptent en moyenne une quinzaine de pièces. Le style de vie de la gentry anglaise est aussi observable : le village est sillonné par les carrioles de chevaux, les valets et les majordomes qui servent les grandes familles. On y développe des sports typiquement masculins pour l’époque : la natation, le tennis et la voile. En 1887, le Massawippi Canoe Club invite ses membres à se prémunir de bateaux à voile ou à moteur pour naviguer sur le lac. En 1897, le North Hatley Club ouvre ses portes aux petits et grands et offre, encore aujourd’hui, une variété d’activités pour divertir les habitants.

larger_mp-0000.1035.3.jpgDe nombreuses grandes maisons marqueront l’imaginaire des résidents de North Hatley, puisqu’elles sont encore aujourd’hui visibles sur les berges du lac, ou bien converties en auberge ou petit hôtel. C’est le cas notamment du manoir d’abord appelé « The Birches » lorsqu’il fut fondé en 1900 par Henry Atkinson, propriétaire de la Georgia Power, principal fournisseur d’électricité d’Atlanta. Comprenant étable et terrain de golf personnel, le domaine possède une architecture spectaculaire inspirée par les colonnes et l’allure générale du manoir de George Washington dans le Mount Vernon en Virginie. Aujourd’hui réputé sur le nom du Manoir Hovey, l’établissement hôtelier de quarante chambres est aujourd’hui la propriété de Stephen et Kathryn Stanford qui ont conservé de nombreux meubles antiques qui appartenaient à Atkinson. Si vous avez de la chance, vous pourrez trouver quelques vieilles balles de golf sur le terrain de l’hôtel, ou bien trouver l’un des neuf trous du vieux terrain. Légende est aussi que la vieille horloge gothique qui orne le bureau de la réception sonne inexplicablement sous la mention du nom de Plumley Le Baron, personnage excentrique connu dans le village pour toujours se vêtir des peaux de raton laveur malgré la chaleur estivale.

En somme, c’est une région pittoresque remplie d’histoire qui pousse des touristes de partout à travers l'Amérique, à différentes époques, à venir découvrir les paysages enchanteurs des montagnes de l’Estrie. Encore aujourd’hui, le village de North Hatley accueille chaque année de nombreux cyclistes et touristes désireux d’en apprendre sur ce dernier petit bout de paradis anglais en région francophone. Que vous y alliez pour déguster les fameux mets du Pilsen Pub, ou que vous vous y rendiez pour faire des achats au Marché champêtre, vous serez éblouis et charmés par ce que cette communauté old-fashioned a à vous offrir.

Sources
GRAHAM, Ron. « North Hatley », Financial Post Magazine, Juillet/Août 1997, p. 42-49.
RAVENEAU, Jean. «Un village de villégiature dans les Canton-de-l’Est : North Hatley », Cahiers de géographies du Québec, vol. 11, no. 22 (1967), p. 78-88.

CULTURE ET COMMUNICATION QUÉBEC (2013). Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec : Site du Patrimoine de North Hatley [En ligne], Consulté le 14 février 2016, http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consult...

MANOIR HOVEY (2016). Le Manoir Hovey; Histoire [En ligne], Consulté le 21 février 2016, http://www.manoirhovey.com/en/history